LostXway

02 novembre 2010

Le péché de Léonard

Le 7 juin 1476, une main anonyme dépose ce billet dans le "tambour", c'est-à-dire l'urne destinée à recevoir les dénonciations des comportements déviants et des atteintes à la loi ou à la morale : Jacopo Saltarelli se fait sodomiser par de nombreuses personnes et surtout par celles dont les noms suivent : Léonard de Vinci, Bartolomeo di Pasquino, orfèvre ; Baccino, fabricant de pourpoints... etc.

Le bon Jacopo Saltarelli n'est pas inconnu des autorités florentines. Il a déjà été accusé pour des faits similaires dans lesquels le jeune Léonard de Vinci était déjà compromis. Or, le crime de sodomie était théoriquement passible des plus lourds châtiments. C'est dire si vous avez de la chance de vivre dans notre siècle les filles...

Heureusement, cette pratique était trop répandue pour être réellement traquée et punie.

Notre peintre fut longtemps poursuivi par ces dénonciations qui se transformèrent en rumeurs sur son compte. Vingt ans plus tard à Milan, des poésies graveleuses circulent encore sur son compte. Elles n'empêchèrent pas Léonard d'embaucher un garçon d'atelier de dix ans, nommé Giacomo, qui ne le quitta plus jamais et que le maître surnomma "Petit diable".

Ne peut-on pas parfois discerner, dans la peinture de Léonard de Vinci, comme un rêve androgyne dans la manière de peindre les visages ?

An_679



















An_683

An_681



















An_698














An_729













An_733














An_846x

Posté par Goliadkine à 14:38 - Commentaires [24] - Rétroliens [0]

== Publicité ==

10 octobre 2010

Splendeur et misère de la contraception

Vous savez les filles, vous qui vivez à l'ère de la pilule et du préservatif NF, vous ne connaissez pas votre bonheur.

Les Romains pensaient que les déhanchements voluptueux des femmes pendant le coït permettaient d'éviter une grossesse inopportune. Il était donc recommandé aux courtisanes de se démener comme des diablesses... et de fait, il n'était guère possible, contrairement à aujourd'hui, de s'installer confortablement et de simplement se laisser faire.

Inversement, les épouses qui se devaient d'être fécondes devaient accomplir l'acte conjugal au garde-à-vous, afin de ne pas "rejeter le soc du sillon" et de ne pas "détourner le jet de la semence". Il n'était donc pas question de fantaisie... ll fallait également qu'elles restent les jambes serrées longtemps après la jouissance de l'homme pour ne pas risquer de perdre leur don précieux... et surtout, il fallait qu'elles évitent d'éternuer. On pensait en effet que l'éternuement pouvait provoquer un avortement spontané.

Bien sûr, il y avait des préservatifs, faits de toile usagée imprégnée de figue, d'huile de cèdre, de carbonate de soude et de miel. On utilisait aussi une protection faite de boyaux d'animaux, en se servant notamment de l'extrémité du gros intestin du bouc, fermée, en forme de cul de sac. Certaines peaux de poisson faisaient également office de contraceptifs masculins...  (d'où l'importance de la querelle du poisson frais dans certains villages gaulois).

On est un peu moins bien renseigné sur les contraceptifs des Égyptiennes. Des morceaux de lin coloré trempé dans l'huile et retrouvés dans le corps de certaines momies ont pu faire penser à des formes de préservatifs. Mais il peut tout aussi bien s'agir d'une pratique de conservation des corps ou d'un rite quelconque. On sait par contre qu'il existait pour se protéger des conséquences fâcheuses de quelques escapades sur les bords du Nil, des petits cônes composés de graines de grenade moulues, réduites en poudre et mélangées avec de la cire (... ce qui n'est pas si bête, quand on sait que la grenade contient naturellement un œstrogène qui rend la fécondation plus difficile).

On pouvait aussi enduire l'appareil génital féminin d'un mélange de miel, de natron, et d'huile de dattes, connu pour ses vertus spermicides. J'avoue toujours utiliser cette méthode (très onéreuse vu le prix des dattes). Au second millénaire, une autre prescription incitait les femmes à introduire dans leur vagin des excréments séchés de crocodile. Il s'agissait probablement d'utiliser les forces violentes de désordre associées à cet animal pour casser le processus naturel de fécondation.

D'autres Égyptiennes buvaient des mélanges de bière et de céleri ou bien d'acacia broyé, d'or et de miel... mais toutes finissaient probablement par tomber enceinte sous les redoutables coups de boutoirs des étalons de l'époque, dont nous sommes les dignes et arrogants héritiers, mais voici que je m'emporte alors cessons cela.

Les Chinoises allaient jusqu'à avaler du mercure lorsque leurs amants n'utilisaient pas leurs préservatifs en papier de soie huilé... alors que la médecine arabe préconisait plutôt l'emploi du saule. Cet arbre ne portant pas de fruits, il devait par une sorte d'effet contaminant, distiller un peu de sa stérilité dans le corps des femmes.

Les Japonais usaient déjà d'appareils très sophistiqués, confectionnés à partir d'une carapace de tortue façonnée en forme de pénis. Ces préservatifs qui pouvaient aussi être faits en cuir étaient soigneusement rangés dans des boites (des petites boites évidemment) joliment appelées "joyeuses"...

Mais bien sûr, c'est à notre Occident médiéval que nous devons les prescriptions contraceptives les plus remarquables. Pour Albert le Grand, théologien du 13ème siècle, il suffisait qu'une femme crache trois fois dans la bouche d'un crapaud ou qu'elle porte à son cou des pattes et des testicules de belette (animal jugé peu fertile) pour échapper à la fécondation. En plus, c'était très élégant.

Illustration du principe de précaution
Bc2009_238














Des troubles graves ont pu être observés chez certains utilisateurs

1

Posté par Goliadkine à 16:17 - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
26 septembre 2010

L'agonie

Dans la presse, dans les chancelleries, sur les marchés financiers, des rumeurs circulent... On murmure que mon blog s'essouffle et que le moral des françaises est au plus bas.

Rien de plus faux les filles.

Certes, je me suis absenté ces derniers temps...

J'ai voyagé...

B2010_208













1










J'ai fait du shopping avec mes copines...

2010_036













Je regrette d'ailleurs d'avoir dépensé autant d'argent pour un tel usage.
Avril_2010_061













J'ai beaucoup lu aussi ces derniers temps...
Lecture













Mais la lecture de certains ouvrages conduit dans des impasses.

2010_1322009_229

Je suis allé à la mer...

7_211













A la campagne...

Avril2010_077













Encore à la mer...
1443









A la montagne...
12_1792

















J'ai passé beaucoup de temps à faire des cabanes...
252


















8_253













Ou à me promener dans mon jardin, tout simplement...
8_268













J'ai aussi fait quelques rencontres également...
An_568













Mon romantisme a pu s'exprimer librement.

SR2010_198













J'ai passé beaucoup de temps dans la contemplation.

P1000581


















P1000584


















P1000585


















P1000884P1000900

J'ai perdu beaucoup d'énergie...
P1000600










...  Bref, il est finalement assez clair que ce blog s'essouffle.

Posté par Goliadkine à 14:51 - Commentaires [10] - Rétroliens [0]
11 septembre 2010

Je suis resté de marbre

Salut les filles,

Si je suis resté longtemps absent et silencieux, c'est que je me suis consacré corps et âme à une nouvelle perversion sexuelle : l'agalmatophilie. Si vous êtes attirées par les statues, les mannequins de cire, que vous avez envie de les toucher, de vous frotter lascivement contre leur corps froid, alors vous êtes agalmatophiles et nous pouvons nous constituer en association ou créer un club dont je serais le (gros) membre fondateur.

Pour vous dire la vérité, je suis un agalmatophile bien singulier. Certes, j'ai des points communs avec Pygmalion, notre référence à tous. Comme lui, j'ai choisi de vivre sans femme, par dégoût de leurs vices mais pour autant, je n'ai pas créé dans de l'ivoire blanc le corps de la femme parfaite pour ensuite en tomber amoureux et me branler comme un chien entre ses fesses marmoréennes.

Je suis en réalité un agalmatophile inversé. Peut-être le seul au monde. J'ai ainsi passé tout l'été à me déguiser en statue dans l'espoir qu'une passante agalmatophile se jette sur moi. Cela me paraissait d'autant plus envisageable qu'aujourd'hui, l'agalmatophilie n'est plus un grave et honteux sacrilège comme dans l'Antiquité où l'on ne voyait pas d'un bon oeil la profanation sexuelle des statues de divinités. Lucien (et non pas Lucain) raconte le cas d'un jeune homme qui avait réussi à se faire enfermer dans le temple de Vénus pour passer la nuit avec elle. Il fut trahi par le sperme qu'il avait laissé sur la statue et se suicida.

Heureusement, les années noires de l'agalmatophilie sont derrière nous et fort de ce constat, je me suis mis en tête d'attendre mes proies, immobile, de marbre et non sans style évidemment.

2010_075

















Ce n'est pas simple vous savez les filles, de faire la statue. Au bout d'un certain temps, l'érection devient capricieuse. Quoi qu'il en soit, tous ces efforts sont restés vains. Certes, quelques touristes m'ont pris en photo mais à part quelques gendarmes, personne ne s'est jeté sur moi.

Aussi ai-je changé de stratégie pour vous séduire...

SR2010_664










SR2010_677










SR2010_675










On m'a assuré que c'était une stratégie redoutable...

Et je peux le confirmer... (uniquement en ayant appris trois accords).
212_1781

Posté par Goliadkine à 20:37 - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
01 août 2010

Le drame par excellence

Bonjour les filles,

Je le sais, à la lecture de ce billet, vous allez vous détourner de moi. Vous allez annuler les demandes en mariage que vous m'avez envoyées dans des enveloppes parfumées. Je m'en fous, elles étaient craignos vos enveloppes avec des ronds pour faire les points sur les "i". Vous allez me calomnier et murmurer contre moi, arrêter d'écrire mon nom au feutre sur vos fesses insolentes. Tant pis.

Pendant longtemps, la médecine et la théologie ont toutes deux condamné le fait que la femme puisse s'installer sur l'homme pendant l'étreinte charnelle. Eh bien moi je trouve que c'était très bien, que c'était le bon temps, que c'était une époque formidable.

La science du 19ème siècle avait en effet conscience que cette position où l'amante "s'élance au dessus des plaisirs" peut s'avérer très dangereuse. Nombreux sont les hommes - qui pourtant n'avaient rien demandé - a avoir eu ainsi un accident parfois irréparable. L'histoire de Jean G., palefrenier de son état, mériterait une commémoration nationale. Un soir de l'an de grâce 1853, sa femme, insensible, gloutonne et royaliste se plaça sur lui et dans un "faux mouvement, pressant de tout le poids de son corps sur la verge alors en violente érection, elle la ploya brusquement vers le périnée et la cuisse".

Plutôt que d'en déduire que les palefreniers ont tous des érections violentes, vous feriez mieux de méditer l'histoire de cet homme dont la virilité a été sacrifiée dans la lutte pour la République... et de renoncer à cette position qui n'est rien d'autre qu'une terrible menace permanente pour vos amants.

Un livre terrible est consacré à ces drames. Il s'agit d'un ouvrage au titre funeste écrit par Demarquay en 1861 : Des lésions du pénis déterminées par le coït. Je vous avoue que sa lecture m'est pénible mais je le garde malgré tout sous la main en toutes circonstances. Je peux ainsi en lire des passages entiers aux diablesses de votre genre pendant que je les entreprends à quatre pattes, cela pour les dissuader doctement de se retourner et de venir me chevaucher.

Pour mémoire, si cette position était vivement déconseillée par les médecins et par les prêtres, c'est aussi parce qu'elle leur semblait peu favorable à la conception. L'enchâssement des corps avec le pénis dirigé vers le haut ne leur apparaissait pas très propice à la bonne circulation du fluide générateur. Pour optimiser les chances de fécondation, certains médecins conseillaient parfois aux femmes d'accueillir leur maris  "dans la positions qui sied aux quadrupèdes" pour reprendre une expression pleine de poésie employée à l'époque.

Mais ce conseil n'était délivré qu'après un examen anatomique soigneux. Si vous souhaitez abandonner vos pratiques dangereuses d'amazone intraitable et connaître vos aptitudes anatomiques à cette position conseillée par la médecine, je suis à votre disposition.

En position pour le drame
212_1349b

















Au seuil du drame
3
















Elles me veulent toutes du mal
2010_081bis














Il est vrai qu'elles sont méchantes et que je n'ai guère eu le choix
13














2010_102bis














Mais en fait c'est pas si mal
32795629














2007_092bis


















Si bien que je m'impatiente désormais...
an2008_013














Et en redemande...
2008_633















2008_640s

Posté par Goliadkine à 13:28 - Commentaires [13] - Rétroliens [0]

== Publicité ==

11 juillet 2010

Non merci

Vous avez été nombreuses, les filles, à vraiment croire qu'un pauvre type comme moi - qui ne sait que montrer sa bite - allait vraiment se marier.

Mais comment diable pouviez-vous m'imaginer la bague au doigt alors même qu'aucune conception philosophique du mariage ne me fait remuer la queue ?

Pour certains philosophes, le mariage est une association naturelle. Dans cette conception, incarnée par Fichte, le mariage est une union parfaite qui repose sur l'instinct sexuel de l'homme et de la femme. Comment voulez-vous que je me reconnaisse dans cette conception du mariage ? Mon instinct sexuel me pousse à bien des excès mais surtout pas vers celui du mariage.

Pour Kant, que j'aime lire à voix haute dans le métro, le mariage n'est qu'un contrat. Il n'est donc pas la simple expression d'une nature animale et existe dans un tout autre espace : le mariage a lieu devant la loi. La jouissance des organes sexuels de l'homme ou de la femme n'est acceptable que dans la réciprocité du contrat et dans la possession - juridique - qu'il implique. Il va sans dire que cette conception très formaliste du mariage me fait totalement débander et que de fait, je préfère signer sans me faire baiser et baiser sans rien signer.

Pour Hegel enfin, le mariage est un "fait moral immédiat". C'est vous dire à quel point il est ennuyeux. Ni union, ni contrat. Le mariage est l'acte qui transforme la vie naturelle en amour conscient, en unité spirituelle. Il se déploie dans la moralité. On pourrait tout aussi bien dire qu'il se déploie dans la mortalité. Évidemment les filles, il m'est impossible de lier mon consentement à la morale, si étriquée, si culpabilisante, incapable de rendre compte de la complexité de tant de situations de vie. Je crois que ça me ruinerait le moral.

De grâce les filles, ne vous mariez pas. Je vous connais, ça ne vous conviendrait pas non plus. "Avec qui veux-tu te marier plus tard ?", demande t-on à celle dont la beauté inquiète et persuade d'y mettre un terme par le mariage.

Bordeaux_2010_237











avril10_010










avril10_022

Posté par Goliadkine à 23:05 - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
11 juin 2010

Cupide Cupidon

Vous le savez les filles, je n'ai qu'une seule idée en tête : me marier. Si j'ai ouvert ce blog solide comme l'ennui, c'est dans l'espoir secret de trouver une épouse fortunée.

En attendant ce jour heureux, j'imagine déjà la cérémonie et c'est dans les coutumes romaines du mariage que je trouve l'inspiration.

A cette époque la promise se préparait au grand soir en buvant un mélange de lait, de miel et de pavot.  Probablement s'agissait-il d'un antispasmodique ou d'un analgésique. Il est clair que ma future épouse en aura grand besoin.

A la tombée de la nuit, un cortège venait la chercher chez elle pour la conduire vers la demeure de son époux. La fiancée faisait mine de résister et se réfugiait dans les bras de sa mère, cette sorcière castratrice qui vote pour les conservateurs. Évidemment, la coutume prévoyait que le cortège l'arrache à sa famille (vous noterez au passage que le mythe de l'enlèvement des Sabines est facticement rejoué).

Lors de la procession qui amenait la jeune femme vers son futur époux, et conformément à l'usage, le ton était donné par des chansons obscènes. C'est grâce à ces gauloiseries que la romaine était censée découvrir les noms des sexes masculins et féminins. Je vous avoue que je préfèrerais une épouse qui n'accuse que de faibles lacunes en vocabulaire, ne serait-ce que pour endiabler nos longues parties de Scrabble, le samedi soir en écoutant Radio Nostalgie.

Une fois la promise arrivée à destination, elle retrouvait sans tarder son époux dans la chambre nuptiale. Ce sont des femmes âgées qui l'y amenaient, non sans lui prodiguer quelques sages conseils. Elle portait une ceinture de laine que son mari devait dénouer solennellement. En ce qui me concerne, je ne garantis pas le caractère solennel de la manoeuvre mais la ceinture ne sera pas inutile.

La nuit de noces se déroulait comme un "viol légal" et l'épouse devait en sortir "offensée contre son mari". Je proposerai en ce qui me concerne de laisser tomber cette triste histoire de viol légal mais par contre, il n'est pas impossible du tout que ma chère et tendre en ressorte offensé contre moi.

Je lui lirai alors ces quelques mots de Plutarque : "[...] beaucoup de jeunes femmes qui se sont fâchées contre leur mari à la suite des premières expériences sont dans la même situation que ceux qui, après avoir subi la piqûre de l'abeille, renoncent au gâteau de miel".

Allez les filles, à Plutarque. Je répondrai à toutes les demandes en mariage. N'oubliez pas de joindre vos déclarations de revenus des trois dernières années. Aucun document n'émanant pas de l'administration fiscale ne sera examiné et je fais des doubles négations si je veux.


J'ai même déjà pensé au voyage de noces

Amst09_043















Ma future ne manquera de rien pour ranger ses chemisiers

H_176















Notre vie sera pleine d'aventures incroyables

Mn2010_172















Avec des petits matins tranquilles, tout de même...

Bc2009_030















Mais pas trop non plus...


Posté par Goliadkine à 01:03 - Commentaires [13] - Rétroliens [0]
29 mai 2010

Georges

Vous le savez les filles, vous qui rédigez des billets, signez des nouvelles et publiez des romans... Il n'a pas toujours été simple d'écrire et d'avoir du talent lorsqu'on est une femme.

Georges Sand en a fait l'amère expérience. On l'a d'ailleurs parfois appelée la "vache à roman".

On peut lire dans le journal des Goncourt que l'autopsie de Mme Sand aurait été bien singulière puisque celle-ci devait avoir une construction un peu hermaphrodite. Ailleurs, Edmond Goncourt va même jusqu'à supposer que les femmes ayant un talent un peu original comme Mme Sand ont "des parties génitales se rapprochant de l'homme, des clitoris comme un peu parents de nos verges". Je ne vous souhaite pas d'avoir un clitoris comme un peu parent de ma verge les filles...

D'autres étaient plus élégants comme Lamartine qui a pu dire qu'elle avait "perdu son sexe dans la mêlée du génie" (ipar contre, il y en a parmi vous qui ont perdu leur génie dans la mêlée du sexe). Quant à Flaubert, il lui posa cette étonnante question : "Quelle idée avez-vous donc des femmes, ô vous qui êtes du troisième sexe ?".

Mais il faut surtout imaginer le sort de toutes celles qui voulaient écrire et n'avaient pas le même talent que Georges Sand pour forcer la reconnaissance des hommes. V. V. Timoféeva-Potchonkovskaïa fut la correctrice de Dostöievski pendant presque un an. Lorsqu'au bout d'un certain temps elle avoua  au grand romancier (qu'elle admirait par dessus tout) qu'elle voulait écrire et ne vivait que pour cela, il déclara qu'il n'y avait au monde qu'une seule femme écrivain digne de ce nom : Georges Sand !

"Pouvez-vous devenir quelqu'un qui vaille Georges Sand ?" lui demanda t-il... Evidemment, V. V. Timoféeva-Potchonkovskaïa resta tétanisée. Mais le vieux russe ne devait pas considérer qu'elle devait renoncer à l'écriture puisque juste avant de claquer la porte et de partir, il lui conseilla de ne jamais inventer d'histoire et de prendre pour matière ce que la vie lui donnerait.

e2010_101



















e2010_122



















e2010_118

Posté par Goliadkine à 21:45 - Commentaires [14] - Rétroliens [0]
24 mai 2010

Demain, j'ouvre un cow-blog

Regardez attentivement ces photos les filles...
Et prenez-en de la graine !

Regardez comme elles accourent sans se faire prier...

Mo2010_114













On sent une certaine fébrilité... l'impatience est palpable.
La dernière, bonne copine, vérifie qu'aucune étourdie n'est à la traîne...

Mais non, elles sont toutes là, solidaires !

Mo2010_115

Mo2010_116

Attentives, silencieuses et disciplinées comme vous ne le serez jamais les filles !
Me faisant les yeux doux...

Recueillies, elles méditent sur la vaine gloire et l'arrogance vaincue.

Mo2010_123













Quelle harmonie, quel auditoire !
Nous avons communié d'une traite.

Vous êtes loin d'être aussi exemplaires, les filles ! 
La preuve, c'est qu'il y en a une complètement à droite qui me montre ses fesses...

... et une autre qui m'a laissé son numéro.

Mo2010_063

Posté par Goliadkine à 23:37 - Commentaires [19] - Rétroliens [0]
09 mai 2010

Je ne vous le recommande pas

Non les filles, je ne vous recommanderai pas la lecture du Petit ouvrage inachevé de Paul Léautaud (Arléa 1987), même s'il y parle de ses coucheries et des deux maîtresses qu'il a longtemps aimées.


On y trouve cependant un bon mot d'Anne Cayssac qui fut la maîtresse de Léautaud de 1914 à 1932 et qui l'aima passionnément (Ce n'est pas vous, volages comme vous êtes, qui garderiez un amant pendant 18 ans n'est-ce pas ?). Celle-ci avait rendez-vous chez le dentiste et devait ensuite retrouver Léautaud. En quittant son domicile, elle dit à sa bonne : "On va m'enlever une dent. On m'en mettra une plus grosse après".


On trouve aussi un beau passage en clôture du livre. Léautaud avait rencontré Marie Dormoy. Elle avait 46 ans et lui 61 (ce qui me redonne de l'espoir)... Il n'avait plus d'yeux que pour elle. Anne Cayssac les avait d'ailleurs surpris et avait ensuite demandé à Léautaud : "Vous n'avez pas pensé que je pourrais en mourir ?".


Bref, sa relation avec Anne Cayssac battait de l'aile. Ils ne se voyaient presque plus. Un soir pourtant, il l'invita au restaurant. Comme elle était heureuse de retrouver son amant ! Après le dîner, il montèrent  dans la chambre. La  suite est racontée par Léautaud : "Bien qu'aussitôt elle se fut mise dans la toilette de nos beaux jours et malgré ses façons les plus provocantes, je m'aperçus qu'elle ne me disait plus rien, que tous mes désirs étaient pour madame X [Marie Dormoy]. Je revins à mon attitude habituelle, prétextant un malaise par ce dîner au restaurant. Ce fut pour elle comme une seconde rupture. Elle me le disait et je n'avais pas besoin qu'elle me le dise. Je le savais moi même, ne pouvant rien contre. Il est difficile d'aimer quand on a cessé d'aimer et l'un ne se commande pas plus que l'autre".


Bon voilà les filles. Je me suis donné du mal pour essayer de vous émouvoir. Je me demande donc ce que vous retient encore de m'envoyer des photos de vos seins.


"Vous n'avez pas pensé que je pourrais en mourir ?". Moi aussi on m'a déjà dit ça...
avrilll_013

 








... Je ne vous le recommande donc pas non plus.


Posté par Goliadkine à 15:06 - Commentaires [12] - Rétroliens [0]

== Publicité ==