LostXway

Histoire universelle d'une queue ordinaire sans divertissement. Un blog solide comme l'ennui.

24 décembre 2007

La cinquième colonne

74Les filles, nous lisons ça et là, dans la presse nationale, internationale ou intersidérale, que le blog de LostXway est à l'agonie. C'est faux évidemment. Jamais ce blog ne s'est aussi bien porté, sauf peut-être en 1977 lorsque je vivais à Los Angeles avec Syphilia, une lavandière aux yeux de métal bleu mais n'en parlons plus. Bref, des voix s'élèvent aux cinq coins du globe pour me traîner dans la boue. Ce n'est que pure infamie.

En guise de cadeau de Noël et contrairement à l'habitude, je ne vous livrerai point une de mes idées à la con sur l'érotisme. Juste une simple anecdote que voici.

Pour avoir osé éditer Sade, Jean-Jacques Pauvert fut conduit devant la justice. A son procès, Cocteau, Bataille, Breton et Jean Paulhan témoignent et plaident pour l’éditeur. A ce dernier, le juge demanda : “Vous ne trouvez pas ce livre dangereux ?”. Paulhan répondit : “Si, je connais une jeune fille qu’il a conduite au couvent”.

A part ça, comme Noël nous invite à un peu plus d'humilité que d'ordinaire, j'ai décidé de comparer ma queue à des colonnes doriques, ioniques ou corinthiennes afin de faire un peu moins le malin, et de me repentir enfin de tant d'arrogance. Amen.

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21 décembre 2007

L'eau

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L'eau. Plus bas que moi se trouve l'eau. C'est toujours les yeux baissés que je la regarde. Elle est blanche et brillante, passive et obstinée dans son seul vice : la pesanteur. Se coucher à plat ventre sur le sol, s'effondrer sans cesse. [Comme une femme].

Disposant de moyens exceptionnels pour satisfaire ce vice : Transperçant, érodant, caressant. Elle coule. [Comme une femme].

L'eau m'échappe, me file entre les doigts et cependant me marque. Il m'en reste aux mains des traces. [Comme une femme].

D'après Francis Ponge of course les filles. Le partis pris des choses. Gallimard.
Je voulais dire [comme une femme peut l'être parfois].


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18 décembre 2007

En toute amicalité

hh71Les lectrices de ce blog ont beau toutes avoir des fesses hautes et fermes comme celles des juments du Colorado, elles ne sont pas d'accord entre elles. Ha les gonzesses ! Si c'est pas malheureux de voir ça ! A ma gauche, 79750 lionnes me réclament une place sur ce blog et souhaitent m'envoyer des contributions. A ma droite 88730 tigresses ne veulent y voir que des photos de mon corps d'altérophile roumain.

Que faire pour départager ces diablesses ? D'abord leur montrer mon cul. C'est clair et cela ne souffre guère de réplique.

Ensuite, leur dire que tout cela est vraiment très intéressant (mais quel crédit a t-on lorsqu'on montre son cul ?). En effet les filles, vous n'êtes pas sans savoir qu'on distingue, en psychanalyse, deux types de libidos. Un premier système, freudien, différencie la libido d'objet et la libido du moi. Dans ce système en fait, il ne s'agit pas vraiment de deux libidos mais de deux modes d'investissement d'une même énergie, ou pulsion. Une lectrice qui voudra voir son cul sur ce blog investira "la libido du moi". J'attends vos courriers. Une lectrice qui préfèrera voir mon corps d'objet sexuel (moche, poilu mais gratuit) investira une "libido d'objet". Pour être tout à fait franc, il y a dans cette conception un système de vases communicants, et non pas de "vastes communicants" comme m'a dit un jour ma voisine. Lorsque la libido du moi augmente, la libido d'objet diminue, car le stock d'énergie sexuelle disponible reste le même. Ok les filles ? Autrement dit, dans ce système, plus je me branle devant des photos de moi, moins j'ai envie de voir vos seins blancs... Un fort déséquilibre entre ces libidos peut contribuer à expliquer certains penchants sexuels ou certains blocages. Vous les filles, vous semblez d'ailleurs avoir plus de penchants que de blocages.

Mais c'est pas tout, mais c'est pas tout comme dirait l'autre. Tout ce qui est freudien étant vieillot, on a  bien sûr eu le temps de voir apparaître d'autres grilles de lecture. Je vous en soumets une autre et après je me casse ok les bombasses ? Dans cet autre système (Grunberger), il y a une libido sexuelle et une libido narcissique. C'est le bordel car ici, les deux libidos sont indépendantes. La libido sexuelle concerne toutes les attirances érotiques. Peu importe que la fonte des glaciers de votre culotte soit provoquée par le corps de votre amant (quel nase hein !?) ou par la vision de votre propre corps dans le miroir lorsque vous vous mettez un.... arglll. La seconde libido de ce système est la libido narcissique. Elle ne concerne plus l'érotisme mais la valeur, si je me souviens bien. Il ne s'agit plus d'amour de soi mais d'estime de soi. Oui, les filles, ici, et depuis votre plus tendre enfance, et même avant, il y a une libido qui concerne l'estime de soi.

Nous n'irons pas plus loin ce soir, parce que je vais aller me branler sur des sites de cul et aussi parce que je serais bien incapable, sans travailler un peu, de vous dire ce qu'ion peut déduire de tout ça.

Ha oui, une dernière chose, les 79750 lionnes et les 88730 tigresses... Ce ne sont pas des nombres pris au hasard. Celui ou celle qui trouve aura un superbe cadeau de Noël. A choisir dans une liste. Et comme c'est assez dur, je vous aide un peu : il n'y a pas besoin de machine à calculer (je vous connais les filles) ; il y a un indice assez fort, dissimulé dans ce billet. C'est dans ce sens au moins que l'on peut dire que ce blog tient ses promesses : il est solide comme l'ennui.

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17 décembre 2007

Erection en trois temps

_1__364C'est finalement assez pratique d'avoir des centaines de milliers de lectrices aux sexes de miel. Au début, je n'étais pas très chaud pour que mon blog soit un déversoir de soupirs languissants, un repaire de femmes lascives, un défouloir de bombes en chaleur. Mais je m'y suis fait les filles, je m'y suis fait, même si certaines d'entre-vous me mènent la vie dure.

Aujourd'hui, je voudrais vous soumettre une réflexion totalement accusatrice à votre égard. Mmm... ça m'excite. Alors voilà. Il existe une espèce de cafard tanzanien (Nauphoeta cinerea), à laquelle je m'identifie volontiers.

Chez ces cafards, les mâles émettent des phéromones pour exprimer, à destination des femelles, leur rang hierarchique. En gros, le signal chimique a le sens suivant : "Je suis un mâle de haut rang, alors viens te faire sauter par mes soins et oublie ce pauvre mec de 502 et son blog de chiottes sur lequel il ne faut pas moins de trois photos pour qu'il arrive à bander dans sa baignoire".

Mais curieusement, la préférence des femelles (chez ces cafards) va aux mâles classés plus bas dans l'ordre social. Elles convoitent les mâles les plus faibles qui se font d'ailleurs malmenés par les plus fort, comme dans la cours du Cm2. Les mâles dominants essayent bien d'empêcher ces unions, mais ces sacrées salopes les femelles arrivent malgré tout à leurs fins.

Pourquoi les filles, pourquoi ne faites-vous pas pareil ??? Pourquoi préférez vous les mâles dominants ? Chez ces cafards, chez certains papillons, salamandres, oiseaux, poissons, il y a des preuves qu'existe une autre alternative bordel ! Vous feriez mieux de méditer cet exemple cafardeux. D'abord parce qu'ainsi, je pourrais enfin vous baiser. Et là je vous dis pas. Si je vous dis allez. Bon ok c'est pas le moment. Mais surtout il y a des avantages dissimulés derrière cette stratégie féminine ! Ces unions avec les pauvres types donnent en effet moins de fils que les unions avec les mecs en Porsche. Mais justement ! Réfléchissez les filles au lieu de me lire la main dans la culotte ! C'est probablement de la part des femelles une manipulation active de la reproduction. Leur fils, votre fils aura lui même une meilleure chance de reproduction puisqu'il y aura une diminution de la compétition entre les mâles : ils seront moins nombreux.

C'est dans ce sens au moins que l'on peut dire que j'aurai tout fait pour vous amadouer.

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16 décembre 2007

De quoi se lamenter

y3yyyOyez les filles ! Je vous devine dans des nuisettes affriolantes et dans des culottes en coton devenues un peu trop serrées. Mais peu importe. Il faut que vous quittiez immédiatement ce blog. Je bande à nouveau certes, mais je suis en pleine rechute d'écriture confuse, inutile et ennuyeuse. Je sais, c'est mal ; je ferais mieux d'arrêter ces exercices (sans aucune prétention) et de simplement vous dire comment j'aurais envie de vous. What ? Cela serait tout aussi inintéressant ? Ok les filles, ok. On ne peut décidemment rien vous cacher. Mais je m'en fous, je fais ce que je veux.

Evoquer la différence entre la sexualité animale (sans honte) et humaine (qui peut éventuellement être ressentie comme telle) nous renvoie évidemment à la question des interdits. Les hommes, (mais je vous exclue pas pour autant les filles !) dans leur processus d’évolution, s’imposèrent des interdits qui portent sur la mort (ou les morts) et sur la sexualité (inceste, etc.). Ces interdits n’ont eu cesse d’être consolidés ou complexifiés par exemple par l’Eglise et par la morale (adultère, sodomie, etc.). Ces interdits sont bien sûr mis en place, tout le monde sait ça, pour canaliser ou réduire la violence, maintenir un ordre. L’érotisme, en ce qu’il nous permet de transgresser certains interdits qui touchent au sexe (et à la mort) a donc un potentiel de libération de la violence. Ici, la force de la transgression est directement convertible en intensité de plaisir.

Un blaireau qui encule sa maîtresse en lui faisant porter un masque de cochon et en la traitant de pute (alors qu’il n’ose – hélas, parler de son désir à sa femme... qui du reste ferait une bien meilleure pute, car la transgression serait encore plus vive), bref, notre homme transgresse ici cinq interdits plus ou moins puissants : la sodomie, la vulgarité, l’attrait pour la prostitution, l’attirance pour la zoophilie et enfin l’adultère. Cela vous est d’ailleurs peut-être arrivé les filles mmm ? Bref, la transgression est jouissive ; elle bouscule l’ordre sage du couple tranquille et d’une vie rangée ; elle libère de la violence dans toutes les directions : dans la scène de baise (mais cette violence est bonne), mais aussi dans la vie de notre petit monsieur (cela bouscule son ego, son image, sa morale, ses représentations, son confort, sa vie, son couple, etc.).

Ainsi, l’érotisme et la transgression qui y est adossée permettent de convoquer de la violence. On pourrait même dire qu’à cet égard, l’érotisme est l’approbation de la vie jusque dans sa négation (le dés-ordre violent), mais peu importe. Qu’il nous suffise de dire que l’érotisme permet de libérer de la violence. Cela n’épuise pas le sujet pour autant. Dans un mouvement qui peut tout à fait être contraire, l’érotisme permet aussi de la canaliser ou même de la conjurer. Facile à comprendre.

Au final, l'érotisme permet de composer avec cette part souveraine et irréductible de l'homme qui se dérobe si facilement à sa conscience : la violence. Au point même que les rapports entre l'érotisme et la violence, ou l'érotisme et la mort restent obscurs et confus pour la plupart d'entre-nous.

C'est au moins dans ce sens que "mes" centaines de milliers de lectrices, vont définitivement - et avec raison, cesser de lire ces textes sans aucune clarté ni légèreté. Salopes !

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15 décembre 2007

Repos

20007_005Salut les filles aux petits nez mutin, aux regards espiègles et  aux sexes détrempés. Aujourd'hui, vous le sentez, les propos tenus sur ce blog sont plus graves. Je vais en effet vous révéler l'impensable.

Primo, la sexualité de l’homme n’est pas nécessairement érotique. C'est dingue je sais. Même la vôtre les filles. Elle l’est à chaque fois qu’elle n’est pas rudimentaire ou qu’elle n’est pas animale. C'est-à-dire rarement pour certaines d'entre-vous. De fait, les animaux ont une sexualité sans honte, alors que la sexualité humaine est devenue honteuse ou tout au moins peut potentiellement être ressentie comme telle. Surtout la vôtre, les filles, surtout la vôtre. Pourquoi et que pouvons-nous en déduire ? En quoi cela est-il lié à la question des interdits, de la violence et de la transgression ? Etes-vous vraiment des centaines de milliers de filles aux corps de nymphe à me lire ? Il vaut mieux ne pas trop en dire d'un seul coup.

Secundo, et comme en témoignent les photos, je ne peux pas toujours bander pour vous les filles. J'ai beau me donner du mal, ne pas ménager ma peine et vous avez beau être des sacrées bombasses... c'est non. Je sais, vous allez mal le supporter, m'en vouloir et me refuser vos faveurs ; je sais, c'est accablant mais ce soir, c'est la zone, c'est désespérant. Certes, on peut voir le désespoir comme une forme supérieure de la conscience et de la critique, mais ça ne fait pas bander pour autant. Ce soir comme dirait l'autre, y a pas d'espagnoles, y a pas d'espoir et y a pas de doutes. C'est dans ce sens au moins que l'on peut dire que je suis redevenu chiant. Et en plus, un sexe au repos, il paraît que c'est moche. C'est vrai ?


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12 décembre 2007

Raccourcis à la vitesse de la lumière

ext1 Si je devais résumer en quelques phrases simples ce que me suggère l'érotisme (mais curieusement, personne ne me le demande), voici ce que je dirais. 1 : L'objet de tous les interdits est la réduction ou la canalisation de la violence. 2 : L'érotisme est le champ privilégié de la transgression d'interdits majeurs. 3 : L'érotisme libère donc ainsi, par la transgression, de la violence. 4 : Rien ne peut contenir l'érotisme car plus généralement, rien ne peut contenir la violence. Et ensuite, j'irais me pignoler, conscient qu'il va me falloir écrire trente pages pour exliquer tous ces raccourcis à des centaines de milliers de lectrices furieuses qui me refusent des photos de leurs fesses en dentelles dans des lagons bleus, à cause (femmes triviales !) d'un petit billet d'avion à 2500€. C'est bas.

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11 décembre 2007

Chez les Grecs

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Des cohortes de filles aux seins gonflés de désir m’implorent de terminer sans plus attendre cette ennuyeuse histoire de Gaïa. Ok les filles, ok. J’accède à votre demande, sans rien exiger en retour, si ce n’est des photos de vous en dentelles noires sur une plage de lagon tropical, en train de vous rouler bêtement dans les vagues. Allez… on se torche cette putain d’histoire les filles. Et après au lit hein ou bien à la douche, comme vous voulez (Cf. photos du jour) !

C’est Kronos, posté en embuscade dans le sein de Gaïa qui va trancher le sexe d’Ouranos (je me touche mécaniquement la queue d’un geste inquiet). Mutilé, il maudira ses fils. On peut le comprendre. De cette violence va naître Aphrodite. Car si le sang d’Ouranos tombe sur la terre (engendrant ainsi les guerres), son sperme tombe dans les flots desquels émergera Aphrodite.

Je ne sais pas si vous suivez ou si vous êtes de cancres, mais il y a bien dans cette histoire deux conceptions de l’amour et de l’érotisme. Une s’inscrit dans la nostalgie de la moitié perdue ou de notre unité perdue. On chercherait alors notre exact double (la “moitié”, la “mie”) et le désir comme l’amour seraient alors ce que l’on mobilise pour lutter contre la frustration de notre incomplétude. Ici, ½ + ½ = 1. L’autre nous ramène à Eros qui sera désormais l’assistant d’Aphrodite. Sa mission sera alors d’unir les princes charmants (c’est tout moi) et les princesses charmantes (c’est tout vous les filles). Ici, l’érotisme implique la distance au lieu de la fusion et c’est cette distance qui permet à l’union d’être féconde. Là, 1 + 1 = 3.

C'est au moins dans ce sens que l'on peut dire que je m'embrouille en écrivant sur l'érotisme.

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10 décembre 2007

La suite de l'épisode précédent

06_033La jeune hongroise aux chaussures de film de cul que j’ai engagée (en CNE) pour s’occuper du courrier des lectrices est débordée. Noyée sous le flot des réclamations sauvages, elle perd pied. Il est vrai que vous vous déchaînez les filles. Evidemment, à plusieurs centaines de milliers, vous vous sentez fortes. En réponse à tous ces lettres, vous avez la photo du jour. Il n’en reste pas moins que sous vos tee-shirts mouillés, vous exigez la suite de l’histoire de cette morue dessalée de Gaïa. Vous voulez savoir comment cette histoire venue du fond des âges peut résonner d’une manière si moderne dans nos pauvres vies de chiottes. Savoir si Eros qui n’a pour l’instant servi qu’à sortir Ouranos du sein de Gaïa va enfin changer de fonction (ou s’il va continuer à ne rien branler). Bon… je sais bien qu’en fait, vous voulez juste savoir si Gaïa va se faire se tringler. Ok les filles, Ok. Je vais tout vous dire. Mais c’est seulement parce que vous êtes toutes des filles de bonnes familles, vierges et fortunées.

Ouranos, à peine sorti du sein de Gaïa, entreprend de la sauter. Le romantisme courtois est finalement une invention assez tardive. Je pourrais vous donner des détails de cette mémorable saillie – à montrer dans toutes les écoles militaires. Mais j’étais objecteur de conscience. Quoiqu’il en soit cette union n'aboutit pas. Ouranos est vautré sur Gaïa et la couvre complètement, en permanence, sans intermède temporel et sans distance. Il n’y a dans cette étreinte que du désir à l'état brut, une pulsion aveugle sans attrait amoureux, sans érotisme et sans séduction. Pas de quoi se branler hein les filles ? Il n’y a plus là qu’une unité à deux faces non séparées. C'est pour cela que les Titans qui ont été conçus par cet accouplement restent bloqués dans le giron de Gaïa.

C'est la castration d'Ouranos* (par Kronos mais nous y reviendrons les filles), qui va dénouer la situation. Je resserre un peu les cuisses, voilà et je continue. Cette castration va éloigner le ciel (Ouranos) de la terre (Gaïa), la masculin du féminin et va mettre fin à la fonction de l'Eros primordial.

C'est dans ce sens au moins que l'on peut dire que les unions fusionnelles ne sont pas fécondes, et qu’une des questions cruciales de toute relation amoureuse ou sexuelle sera celle de la distance.

La suite au prochain épisode, mais seulement si j’ai des photos de vos pieds d’argile dans ma boite aux lettres.

* Cette castration a été réalisée par un professionnel. Ne pratiquez pas la castration chez vous, cela peut être très dangereux. Ne nous envoyez pas de film de castrations réalisées par vos soins, nous ne les passerons pas.

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09 décembre 2007

Une aporie dérisoire

aout2007_2__299Bon... Les filles aux lèvres délicieusement ourlées... Il faut que vous m'aidiez. Le destin de ce blog m'échappe totalement. Je voulais y réunir quelques idées sérieuses sur l'érotisme, en les illustrant avec quelques images crues - sans pour autant vous montrer que j'ai du ventre.  Et que constate t-on ? J'écris beaucoup de conneries, j'ai du vraincre d'incroyables tourments pour enfin oser montrer ma queue de près (comme si vous n'en aviez jamais vu !) et tout le monde sait pertinemment qu'à l'approche de la quarantaine, je n'ai plus le ventre plat. Une seule chose se passe comme prévu : les centaines de millions de lectrices lascives qui me suivent scrupuleusement.

Je vous pose donc une question les filles.  Faut-il penser avec Borges que les seules oeuvres qui ne valent rien sont celles qui restent conformes à la volonté de leur auteur ? Ou faut-il penser le contraire, à la Baudelaire, et ne se délecter comme lui que des seules oeuvres qui restent fidèles à l'intention originelle de l'écrivain ? Vaut-il mieux avoir tort avec Borges que raison avec Baudelaire ? Faut-il que j'arrête de vous briser les ovaires avec mes conneries ? Faut-il dépasser cette contradiction et la résoudre en décrétant que ce blog est conforme à son projet de départ : vide et solide comme l'ennui ? Ou faut-il admettre que cette question est mal posée et qu'ainsi formulée, elle n'a guère de sens ? Ou faut-il tout simplement organiser une bonne partouze et baiser avant de crever la gueule ouverte comme des chiens ?

En attendant de vous livrer sur un plateau la suite de l'histoire de Gaîa et d'Ouranos... Je vous propose en image une réclame pour eau minérale. C'est dans ce sens au moins que l'on peut dire que je ferais mieux de réclamer des photos de vos seins en maillot de bain plutôt que d'écrire toutes ces conneries.

Posté par Goliadkine à 17:53 - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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