30 avril 2008
Je reste dans l'ombre
C'est mal de délaisser ainsi des centaines de millions de lectrices.
Mais montrer sa queue et n'écrire que trois lignes, c'est plus mal encore.
Quant à promettre de revenir très bientôt pour la montrer à nouveau sous toutes les hautes coutures avec en guise de commentaires de longs textes solides comme l'ennui... c'est ce que je pouvais faire de plus mal.
22 avril 2008
Je déraisonne, c'est mal
Mmmm les filles... je ne suis pas inspiré ce soir.
J'essaye de penser à vos corps de vierges fraîches, prêtes pour le grand sacrifice solaire, mais je n'y arrive pas. J'essaye d'imaginer vos hanches prononcées qui sont comme des dimanches de pique nique au bordel, mais c'est en pure perte.
Je voulais terminer ma récente note sur l'indissolubilité du mariage, commencée ici et encore inachevée... mais j'écoute les Béruriers noirs et j'éprouve quelques menues difficultés à me concentrer.
Je voulais aussi vous écrire un billet dont la poésie nous aurait atteints physiquement, comme la proximité de la mer. Mais c'est en vain.
Cependant, j'ai l'étoffe d'un héron. Et je pèse mes mots. Or, vous savez ce qu'on dit du héron. Le héron est la partie de l'homme réfractaire au désarroi et à la fatalité. Bref, ce que je voulais dire, ce que sous mes dehors de pauvre mec et d'incapable, je cache en réalité un cœur et une droiture de véritable fumier. Et cette note sur la mariage, je vais me la torcher bordel et la première qui bouge les oreilles et ben rien.
A partir du douzième siècle, l'Eglise a réglé le problème de l'indissolubilité du mariage. Celle-ci a été acceptée (de mauvaise grâce) par l'aristocratie. Nous l'avons déjà dit mais comme vous êtes des cancres, je le répète. Oui vous êtes des cancres et oui je parle souvent de l'Eglise alors qu'en réalité, je la déteste même si je lui concède qu'elle a la lourde mission d'annoncer une parole qui le plus souvent la condamne.
Quant aux campagnes, elles avaient adopté spontanément (semble t-il), cette indissolubilité si pénible à écrire car le temps long des unions était nécessaire en terme de stratégie des ménages, sur le plan économique notamment... mais je vais pas tout dire parce que c'est prodigieusement chiant.
Bon quel est le problème de l'Eglise alors bordel ? On est obligé de l'évoquer ? On peut pas se contenter de montrer sa queue avec quelques commentaires graveleux ? Non, car ce qui est désormais problématique, c'est la nature publique et institutionnelle du mariage.
L'Eglise va devoir faire entrer le mariage dans l'espace public. Un très grand changement dont nous ne sommes pas conscients, occupés que nous sommes à affuter nos physiques afin d'être prêt pour les JO vacances de blaireau à la plage.
Jusque là, le mariage était confiné dans la sphère du privé. Le rôle du prêtre était de bénir le lit nuptial et les époux qui y étaient couchés (mais sans baiser comme des chiens non plus). Il s'agissait là d'assurer la fécondité de la semence.
Mais tout va changer. Le rôle du prêtre va devenir capital (vérification du libre consentement, substitution du prêtre [symbolique !] au père de la mariée pour que ce soit lui qui mette la main de l'un dans la chatte main de l'autre etc.) et surtout, je le disais, transfert du mariage de la maison aux portes de l'Eglise avec enregistrement par écrit. L'église fondait l'acte par l'écriture et le contrôlait par le rituel.
Plus tard, l'Etat laïque a relayé l'Eglise pour imposer son modèle selon les mêmes principes de contrôle et de pouvoir mais là vraiment, faut que j'aille dîner, alors je vous raccroche au nez. Je me relirai plutarque.
16 avril 2008
Les noces
Ce soir, c'est un homme brisé qui vous écrit les filles. Oui brisé. Et lorsque vous lirez ce billet, je serai loin. Oui loin, vous êtes sourdes ou quoi ? Je suis brisé par la rumeur qui enfle, infiniment, et se déchire et se démembre, en souffles lourds, battant les bourgs, cornant les cœurs, pardon les filles, je ne sais pas, ce qui m'a pris, je suis bloqué, sur ce putain, de rythme court, lapsus calami, tu quoque mi filii.
Bref, je suis anéanti par la rumeur qui court sur mon mariage. Non pas parce qu'elle est honteusement mensongère mais précisément parce qu'elle est parfaitement vraie. Y a de quoi se flinguer non ? Surtout que je vais me marier avec l'une d'entre-vous. Oui je sais, c'est atroce.
Bien sûr, celle d'entre-vous qui est concernée l'ignore encore. C'est terrible pour elle. Il vaut mieux la protéger encore un peu. Oui c'est terrible pour toi ma mie, ma promise, qui me lit en ce moment, en espérant encore n'être pas l'élue et réussir ta vie.
Et pourtant, si mes ex encore en vie n'étaient pas toutes devenues carmélites ou astronautes, elles pourraient témoigner que je ne suis pas seulement un obsédé sexuel.
Je suis aussi un parfait homme de maison capable de s'atteler aux fourneaux.
Je peux également vous préparer des petits apéros sur le balcon...
J'aime la mer...
Mais aussi les putes la montagne...
Mais plus la mer quand même...
... et j'aime tellement la nature que je m'y identifie totalement, notamment aux arbres qui me fascinent tout particulièrement...
Alors pourquoi malgré toutes mes qualités de parfait beauf mari, celle qui sera mienne aurait mieux fait de ne jamais voir le jour ? Oui pour elle, le ciel s'annonce si bas qu'un canard s'est pendu.
Pourquoi ?
Parce qu'elle va se faire déchiqueter par la horde en furie de toutes les autres.
11 avril 2008
A confesse
Aujourd'hui les filles, je vais vous adresser un certain nombre de reproches. Je sais qu'ainsi, je vous perds définitivement, mais qu'importe, j'ai l'impérieux devoir moral de suivre ce que ma conscience de fumier me commande de faire... Et puis les vrais héros finissent toujours seuls et réprouvés, loin des diablesses lascives qui ne pensent qu'à la gaudriole.
Evidemment, je vais d'abord vous reprocher de n'avoir presque pas protesté lorsque j'ai évoqué mon mariage à venir. Rien. Pas une seule d'entre-vous ne s'est immolée. Pas une seule ne m'a exhorté à tout plaquer pour la rejoindre avec une boite de 24 préservatifs dans son loft de 150m2 avec vue sur les salles de bains d'en face. Vous m'avez traité comme si j'étais un vulgaire inconnu qui ne sait que montrer sa queue sur son blog. Alors qu'en réalité je ne finirai pas cette phrase.
Mais je vous reproche surtout de ne pas assez vous intéresser à la pastorale chrétienne et à la confession. Quand j'y pense, ça me fait mal au cœur. J'en chialerais presque. Vous ne pouvez pas vous sauver par vous même les filles bordel voyons !!!
Au delà de la question du salut, la pastorale chrétienne et la confession devraient vous intéresser au plus haut point en ce qu'elles révèlent un certain nombre de mutations concernant la place accordée au sexe dans nos sociétés et je fais des phrases bancales si je veux non mais oh !
Les manuels de confession du Moyen Age, que je lis et relis avec tant de délectation en pensant à vous... insistaient pour que les aveux de l'étreinte chanelle soient complets, circonstanciés, jusque dans leur dimension technique : positions respectives des pécheurs, attitudes, paroles, gestes, moment exact de la jouissance, etc. Cela présentait un inconvénient majeur dès que le confesseur était confronté à des filles telles que vous : la confession durait des plombes.
Graduellement mais surtout après le Concile de Trente dont nous aimons tant, vous et moi, évoquer les meilleurs moments... bref, "à une certaine époque", la discrétion, la retenue, la réserve vont être demandées avec de plus en plus d'insistance. Je vous vois venir avec vos gros sabots qui donnent envie de vous trousser dans l'étable. Vous allez me sortir vos seins l'éternel argument de la chape de plomb et du silence, imposés peu à peu par l'Église, relayés par la morale victorienne, etc.
Pffff... Vous déconnez les filles. Franchement vous déconnez ces derniers temps. Certes, la langue peut bien se châtier, tout comme vos fesses d'ailleurs qui le mériteraient bien. Mais l'aveu du péché de chair n'en est pas moins exigé et plus encore, il est exigé bien davantage dès cette époque. La Contre-Réforme accélère le rythme des confessions annuelles et surtout, accorde une importance croissante à toutes les insinuations de la chair. Ce n'est plus seulement l'acte en lui même dont l'aveu doit être sobrement extorqué, mais bien au delà, ce sont les imaginaires, la mémoire, les pensées, la volonté, les simples regards, les tentations les plus vagues et les plus insignifiantes, les rêves qui tous doivent être confessés afin qu'on y débusque tout ce qui pourrait se rattacher à l'expression d'un désir.
Ainsi, la pastorale et la confession, mais aussi la loi civile (qui va commencer à classer - via la médecine - et à criminaliser tous les petits délits sexuels) sont les axes forts d'un large dispositif, d'un puissant appareillage qui n'a surtout pas pour but de laisser le sexe dans l'ombre mais qui au contraire ne fait qu'entraîner et entraîner encore un discours perpétuel sur le sexe, pour qu'on en parle encore et toujours, en le faisant valoir comme le secret.
C'est dans ce sens au moins que l'on peut dire que je suis redevenu magistralement ennuyeux. Amen.
Si vous croyez que je vais me contenter de ne montrer que trois photos de ma queue... En voici cinq autres pour confesser en image chaque étape d'une érection estivale.

06 avril 2008
Tournez manèges
Aujourd'hui les filles, nous allons parler du mariage. Evidemment, les dépravées sans honneur qui sont venues ici pour lire des conneries et voir de la queue en se massant vicieusement les seins vont être très déçues, mais peu importe, même si elles constituent la totalité de mon lectorat.
Nous allons évoquer le mariage, d'abord parce qu'à mon âge, il est grand temps que je me marie. Ho, ça ne sera pas avec l'une d'entre-vous. Les bougresses de votre genre, qui ne respectent rien, très peu pour moi, mais laissez quand même vos coordonnées, vos trois dernières feuilles d'imposition, une photo de votre maman pour que je sache à quoi vous ressemblerez dans vingt ans... en précisant le nombre et l'âge de vos sœurs.
Ensuite parce que le mariage me permet de revenir à un des thèmes favoris de ce blog : les interdits, dont nous pensons qu'ils exercent toujours une fonction très stratégique (par exemple et très souvent, celle de contenir la violence).
Sans qu'on puisse le deviner, le mariage chrétien soulève une énorme bite question : celle de son indissolubilité. Celle-ci tombe aujourd'hui en miettes, étant donnée la vitesse avec laquelle vous divorcez pour rejoindre votre amant, mais elle a prévalu pendant des siècles. Mais avant de prévaloir, cette indissolubilité du mariage chrétien a eu énormément de mal à s'imposer. Si si. Les puissants, les aristocrates, pour qui le mariage représentait un investissement considérable voulaient pouvoir dissoudre un mariage ne convenant pas (pour cause de stérilité par exemple). Il importait d'ailleurs que tous les enfants ne se mariassent point !
Ok les filles ? On baise ou on continue ? On continue. Je préfère aussi. Mais avant, je me paye une petite pause dans le jardin ok ?
Oui je sais, c'est mal, on ne montre pas du doigt.
Alors oui donc... L'Eglise dont l'histoire vous intéresse au plus haut point, a déjà mis longtemps pour mûrir son modèle de mariage. On trouve en son sein toute une tradition (depuis Saint Jérôme) hostile au mariage, qui le voit comme un état inférieur (c'était pas con) dont elle n'avait pas à s'occuper.
Cette même Eglise a ensuite du batailler longtemps également pour imposer son modèle, enfin établi, de mariage indissoluble (avec consentement mutuel, etc.). Et pour cela, elle n'est pas entrée en guerre frontale contre les pratiques matrimoniales des grands de ce monde, elle a utilisé un biais, un interdit puissant, celui de l'inceste.
- Centaines de millions de lectrices : Ha bon ??? Mais comment ??? Hi hi hi....
- LostXway : Du calme les filles ! Laissez finir papa.
Plutôt que d'imposer le caractère indissoluble de tous les mariages, l'Eglise a interdit tous les mariages considérés comme incestueux. Et si de tels mariages avaient été contractés, ils devaient être dissous. Elle a évidemment prit soin de définir très largement l'inceste. L'union était considéré comme incestueuse jusqu'au 7è degré. Ces empêchements de parentés gênaient considérablement les stratégies matrimoniales des puissants qui se mariaient entre grandes familles qui n'étaient jamais très éloignées sur le plan généalogique.
L'Eglise avait donc un atout de taille (Cf. photo) pour commencer à imposer son idée du mariage. En échange d'une acceptation des premiers concernés, elle pouvait assouplir la règle de l'inceste pour que les stratégies de mariage redeviennent plus libres et donc plus payantes. Et c'est ce qu'elle fit au 13è siècle : la prohibition de l'inceste fut ramenée au 4è degré de parenté. Mais dans l'intervalle, l'idée et la pratique du mariage indissoluble avaient fait leur chemin.
De cette édifiante histoire nous ne tirerons pas les leçons tout de suite. D'abord parce qu'elle n'est pas terminée. Ensuite parce que je dois m'occuper de mon mariage. Enfin parce que j'en ai marre de toujours dire les mêmes conneries sur les rapports entre les interdits, la culture, les enjeux de pouvoirs. Les deux premiers sont bien des produits, sans cesse construits et déconstruits, élaborés à des fins stratégiques, au service de jeux de pouvoirs.


02 avril 2008
Substitution
D'emblée les filles, avant même de vous embrasser sauvagement dans le cou en empaumant vos seins lourds d'un désir ardent, gorgé du feu d'un soleil qui darde ses jets de plomb fondu sur l'horizon incandescent de ma bite, bref, d'emblée, je vous précise que j'ai des mains vraiment énormes. Particulièrement énormes. On s'est bien compris ? Bon.
Si je cache ce soir pudiquement mon sexe, ce n'est pas parce que mes centaines de millions de lectrices se lassent de le voir et de le revoir sous tous les angles. Non vraiment, je ne saurais accorder la moindre importance à un argument aussi fantaisiste ! Quoi de plus original, de plus frais, de plus renouvelé qu'un 60ème cliché de la queue d'un mec qu'on connait pas ?
Non vraiment.
Si je cache mon sexe derrière cette énooooorme main, c'est qu'on lit ça et là, dans la presse nationale, internationale et intersidérale que mes centaines de millions de lectrices veulent en savoir plus sur ma vie privée.
Ok.
Ma vie privée est principalement marquée par le danger permanent. J'étudie des animaux terribles et cruels, dont les blessures peuvent être mortelles.

Vous allez me dire que je bluffe et qu'ils sont minuscules ? Pas tant que ça...
Je ne vous souhaite pas de vous retrouver dans mon lit après vingt jours de jungle au milieu de dizaines et dizaines de ces bestioles très agressives.
Mais le plus terrible des dangers n'est pas là.
Pour trouver ces merveilles de la nature, il faut se rendre dans des coins perdus. C'est ça qui est dangereux les filles. Je vous donne un exemple : Voici la photo de ma dernière chambre d'hôtel qui témoigne des attaques que l'on risque de subir au beau milieu de la nuit. Et si ce ne sont pas seulement les filles du cru qui attaquent... c'est avec elles qu'on abîme le plus la chambre...
Mais vous avouerez que travailler avec ces charmants amis longilignes, ça donne envie de montrer sa queue. Malheureusement, même en tirant dessus, j'arrive pas à faire aussi bien.

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