29 mai 2008
En vérité je vous le dis
Les filles... La sexualité n'est pas une fonction contingente de mon corps, mais une structure nécessaire de ma personne, une projet fondamental de mon type d'existence de nase.
Et pourtant ce blog s'essouffle.
Je m'y étiole.
Juste ciel !

23 mai 2008
Pronostic vital engagé
Je suis le médecin de famille de 502.
Si je m'adresse à vous c'est que mon patient est actuellement en réanimation à l'hôpital. Il est plongé dans un profond coma et son état demeure très incertain.
Son cerveau a brutalement et totalement été privé d'oxygène pendant trop longtemps.
Tout ça pour vous, à cause de vous. Pour avoir trop violemment rentré son ventre à l'occasion d'une série de photos.
Il existe encore une chance de le sauver. Si vous lui envoyez (dès maintenant) des photos de vos fesses d'Amazones, ça peut le ramener à la vie. Mais pas à la raison par contre.
C'est 22 € s'il vous plaît.
18 mai 2008
Platon dans l'métro
Lundi dernier, le métro était bondé. Pour me détendre un peu, je lisais Phédon en grec. A voix haute.
Vous savez quoi les filles ? Socrate n'a pas réussi à me convaincre que son âme est immortelle. Comme quoi j'ai quand même des couilles. Ses disciples n'étaient pas plus convaincus que moi, puisqu'ils chialaient comme des nases.
Par contre, lorsque Socrate prend le poison, à Réaumur Sébastopol, lorsque son corps refroidit, lorsqu'enfin il est mort (à Gare du nord donc ça va, il a pas souffert trop longtemps)... Ben là, je trouve ça vachement convaincant. Beaucoup plus que l'immortalité et le monde supérieur.
Mais bon. J'ai quand même des couilles.
08 mai 2008
L'amélioration continue
Ce blog accuse des lacunes les filles. Et ce n'est pas une contrepétrie.
D'abord, je ne vous montre pas assez mes fesses. C'est tout simplement honteux. Vous êtes de plus en plus nombreuses (deux exactement) à me le reprocher. Vos protestations n'auront pas été vaines, alors de grâce, calmez vous donc un peu ! Mais maintenant, à votre tour de montrer un peu plus vos culs !
Ensuite, je ne vous parle pas assez de Diogène et ça, c'est mal.
Diogène mangeait en public. Il raisonnait ainsi, un peu comme vous les filles : s'il n'y a pas de mal à manger (satisfaction d'un besoin naturel), il n'y a pas de mal à manger en public. Facile non ? Vous êtes d'accord ? Oui, c'est évident ? Ok.
Selon ce raisonnement, Diogène se masturbait aussi en public. S'il n'y a pas de mal à se masturber (c'est satisfaire un besoin naturel également), il n'y a pas de mal à se masturber en public. Puisque vous êtes entièrement d'accord avec cette façon de concevoir les choses, je vous attends samedi, à 15h, place de la Nation. Vous me reconnaîtrez facilement, je serai habillé comme d'habitude. Mais au fait j'y pense, ce soir (à 16h30) ne vous conviendrait-il pas mieux ?... car ça risque d'être assez long d'attendre samedi en ne pensant qu'à vos sexes de miel et de rose, gorgés de soleil de Satan.
Bon. Nous reviendrons plus tard sur ces rapports entre l'art de la table et l'art de l'amour, perpétuellement associés dans la culture grecque que vous et moi, nous aimons tant évoquer ensemble pendant des heures durant la sieste.
Pour le moment, essayons de combler cette dernière lacune : Je ne vous montre pas assez mon appareil. Et ça, c'est tout simplement inadmissible.
04 mai 2008
Ars erotica
Ha les filles... Que n'êtes-vous pas des courtisanes venues des profondeurs de l'Asie ? La Chine, le Japon, l'Inde, la civilisation arabo-musulmane (et d'autres encore comme Rome) ont toutes savamment élaboré un art érotique.
S'y constitue alors un savoir, celui du plaisir. Ce savoir doit être tenu non pas secret mais dans la réserve. A être divulgué sans précaution, il perdrait de sa vertu et de son intensité.
Il y a donc des maîtres ou des maîtresses, aux noms changeants, qui sont chargés de transmettre l'art magistral du plaisir. J'aurais été votre disciple. De bonne famille, humble, doté d'une énorme... motivation, zélé dès que nous aurions abordé l'art de la fessée... bref, vous auriez adoré m'avoir comme élève (vos fesses auraient peut-être plus tiré la gueule), perpétuellement nu à votre disposition, avec cette soif d'apprendre dont seule la jeunesse peut faire montre.
Mais notre civilisation n'a pas d'art érotique. Ou du moins, pas dans ce sens là. Nous avons produit notre vérité sur le sexe par une toute autre procédure : celle de la constitution d'une science adossée à l'extension d'un terrible rituel, celui de l'aveu (dont ce blog est hélas une des multiples ramification de millième rang...). C'est dire si la vérité n'est plus extraite du plaisir lui même et de son expérience. C'est dire si mes espoirs de vous avoir comme maîtresses, détentrices de secrets à transfigurer le diable... sont anéantis. Du coup, pour me consoler, je vais reprendre deux fois des nouilles.
RQ : Pour celles d'entre-vous qui seraient sceptiques quant l'existence
d'un art érotique dans la civilisation arabo-musulmane, je recommande
pompeusement, tout infatué de mon petit savoir de pacotille, les nombreux
traités arabes d'érotologie (et pas seulement en Andalousie musulmane)
qui ont reflété et irrigué pendant des siècles l'art érotique musulman,
qui se porte encore à merveille aujourd'hui... Quelques quelques
voyages qui forment la jeunesse seront peut-être tout aussi efficaces
pour s'en convaincre.
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