25 décembre 2008
Contrition
En ce jour Noël,
J'éprouve un regret sincère.
Celui d'avoir sans vergogne et depuis un an,
Montré ma queue avec arrogance à des centaines de millions de lectrices.
Toute cette pornographie décadente n'est que souillure et machinerie de Satan.
Mais je sais pour avoir lu toute la nuit les Épitres de Paul,
Que lorsque le péché abonde, la grâce surabonde.
Et que pour recevoir la grâce, je dois m'agenouiller humblement face contre terre.
24 décembre 2008
Messe de minuit
Pour ce réveillon, je me contenterai de vous rappeler que selon Saint Augustin, le désordre est attribuable à la concupiscence, passion majeure dans laquelle toutes les autres sont incluses.
Autant dire les filles, que vous êtes mal engagées pour un réveillon bien ordonné.
La tempérance, l'oraison et la componction auraient été de meilleur aloi.
Bon, on baise ?
20 décembre 2008
La mode, c'est chou
Délaissant mes vieux catalogues de La Redoute, j'ai entrepris ce matin de me masturber en lisant des livres d'histoire touffus sur la vie quotidienne en Orient à l'époque médiévale. Il s'agissait de substituer au caractère électrique des modes contemporaines le raffinement subtil des modes oubliées.
Hmmm... Tout commençait bien, dès la page 6, avec les atmosphères parfumées d'ambre, de nard et d'encens avec des belles au teint nacré, avec des yeux démesurément allongés au kohol, versant l'ivresse dans mon coeur...
Page 12, tout continuait à merveille à l'évocation des voiles dont les femmes s'enveloppaient pour sortir et qui atteingnaient des degrés
très élevés de sophistication. Ill s'agissait de grands voiles de couleur
très variées, en satin léger, qui se composait de deux pièces
assemblées. La première, le devant, partait de la taille et recouvrait
la jupe ; la seconde cachait entièrement le dos, les épaules et la tête
jusqu'au front... mais avec les bras, les femmes maintenaient savamment
l'ampleur drapée du tissu sur leur poitrine gorgée de désir brut et animal.
Tout allait pour le mieux quand soudain, page 24, une phrase terrible menaça d'anéantir le bonheur solitaire de cette douce matinée : Au XIIIe siècle, une mode introduite par les princesses de la maison de Gengis-Khan obligea les dames élégantes de la bonne société musulmane (dont vous auriez fait partie) à porter des plumes sur la tête.
Comment bander en imaginant des courtisanes avec des plumes sur la tête ? Evidemment, je parvins à maintenir mon érection en imaginant ces plumes détournnées de leur fonction première. Le désir était sauf.
Mais le répit ne fut que de courte durée. Quelques pages plus loin, page 28 exactement, on pouvait lire que les femmes, imitant la mode masculine, se mirent à porter des manches démesurément longues... et plus encore, en cotonnade et non en soie. Déprimant non ?
Le coup fatal fut porté page 29, à propos des harems : Le terme
(qui signifie sanctuaire) ne désignait rien d'autre que l'espace, dans la maison,
réservé aux femmes et aux enfants... Et comme la polygamie n'était
pas pratiquée par tous, loin de là, il pouvait n'y avoir qu'une seule femme dans le
harem.
De quoi tout abandonner et retourner vers mon bon vieux livre de chevet : Péché et Pardon
Avant la lecture
Page 6 (les ambiances de nard et d'encens)
Page 12 (les seins sous les voiles)
Page 24 (les plumes dans le cul)
Page 24 toujours
Page 24 (pas mal en fait ces plumes)
17 décembre 2008
Opération difficile
Les filles, j'ai toujours rêvé d'être un eunuque.
Dans les sociétés orientales, les eunuques étaient appelés "précepteurs". J'adore.
C'est à l'eunuque qu'était confiée, dans toute grande famille, la garde du harem... et lui seul - en théorie, pouvait y pénétrer sans que les femmes ne s'enveloppent de leur voile. C'est vous dire si j'aurais aimé.
Dans les grandes maisons, il y avait même plusieurs eunuques. De quoi taper le carton entre deux tours de chant. Sans risque de se faire attraper dans les vestiaires.
Certains eunuques étaient des hommes de confiance, mêlés aux affaires et aux confidences. Voilà qui m'aurait plu, à la place de cette vie de chien où aucune de mes centaines de millions de lectrices ne daignerait me prêterait cinq mille euros.
Comble de la gloire, le prix des eunuques était très élevé car la castration se faisait dans des conditions difficiles (il en fallait des couilles !) et cela justifiait un prix quatre fois plus élevé que celui d'un simple esclave avec des parties génitales totalement banales.
Je crois que j'aurais préféré être un eunuque hindou, de ceux qu'on utilisait en Perse... plutôt qu'un eunuque "byzantin", importé depuis la Syrie ou l'Arménie. Les eunuques byzantins servaient souvent dans les Églises, permettant aux femmes d'y aller sans danger ; pour se retrouver dans des harems, il fallait qu'ils aient la chance d'être capturés lors des razzias lancées par des musulmans. Et tous ne connaissaient pas ce bonheur d'être razzié.
Bien sûr, des tas de mensonges circulent sur les eunuques. On leur prête un caractère semblable à celui des enfants, pleurant facilement, se mettant vite en colère bordel ! Et certains avaient tendance à les considérer comme des animaux familiers.
Mais dans l'ensemble en fait, je ne suis pas d'accord avec tout ce que je viens de dire.







11 décembre 2008
Au loin...
06 décembre 2008
Sept = Sept en vérité
Je plaisantais les filles.
Quatre péchés capitaux... sous prétexte qu'il leur faudrait être le pendant symétrique des principales vertus qui sont au nombre de quatre... Pfff...
Il n'y a pas lieu en vérité, d'opposer les principaux vices aux principales vertus car leurs origines sont différentes et finalement même ce coquin de Saint Thomas en convient à la fin de son exposé. Les vertus sont en effet causées par la subordination du désir à la raison, alors que les vices naissent de l'appétit du bien périssable (ex : vos fesses de marbre).
Les péchés capitaux sont donc bien plus de quatre. Mais un seul suffit à votre perte les filles car s'ils ne sont pas tous mortels par leur nature même, ils le sont pour Saint Thomas par le rôle désastreux qu'ils jouent dans vos vies.
Quoi qu'il en soit, la question de leur nombre et de leur nature n'a pas été si simple à régler.
En réalité, cette liste des péchés capitaux a connu plusieurs
remaniements. A l'origine, il y en avait même huit et la tristesse figurait à côté de la paresse (acédie). D'ailleurs la tristesse n'avait pas le sens commun qu'on lui confère aujourd'hui. Le terme revêtait plusieurs significations, notamment celle-ci dans laquelle vous devriez vous reconnaître : "vide de l'âme provoqué par le bien
spirituel à cause de la peine corporelle qui s'y joint").
La question du nombre de péchés capitaux ne fut donc pas aussi simple que celle de mon désir éperdu pour vos seins gorgés de désir. Et cela d'autant plus qu'elle recoupait un autre questionnement, celui de la hiérarchie entre les péchés et de leurs effets
d'entraînement.
L'orgueil était par exemple pour Grégoire le Grand, (un des premiers à avoir établi une liste des péchés capitaux) le péché qui
domine et entraîne les sept autres. En cela d'ailleurs, ce fieffé gredin de Grégoire était en léger
décalage avec la Tradition et l'Ecriture qui s'accordent à voir dans la
cupidité la racine et dans l'orgueil le commencement de tous les péchés. C'est tout à fait vrai en ce qui me concerne.


02 décembre 2008
Sept = Quatre
Vous les filles, vous croyez qu'il existe sept péchés capitaux. La vaine gloire, l'envie, la colère, l'avarice, la tristesse, la gourmandise et la luxure. C'est assez commode, ça vous évite de vous demander si vous pourrez être sauvées.
Mais si - au lieu de baiser, vous ouvriez la Somme théologique de St Thomas d'Aquin à la question 84, article 4... vous constateriez avec stupeur que les péchés s'opposent aux vertus et que les vertus sont au nombre de quatre. Ainsi, les principaux péchés ne sont que quatre également.
Rassurez-vous, vous ne serez pas sauvées pour autant.
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