16 mai 2009
Utrum aliquis puniatur pro peccato alterius
Moi qui suis passionné par toutes les archives criminelles du 15ème siècle sur cette bonne vieille ville de Dijon, je me fends aujourd'hui d'un bien triste billet sur les viols collectifs.
Si l'ont tient compte du numerus obscurus établi par les socio-criminologues pour cette époque, il faut admettre qu'entre 70 et 80% des cas n'arrivaient pas devant la justice. Sur ces bases, et par des calculs savants et stupéfiants, on peut conclure que plus de la moitié des jeunes gens de Dijon, entre 1440 et 1490, ont sinon violé une fille, au moins participé à une agression sexuelle de ce type.
On retrouve des fréquences similaires dans certaines villes du nord, comme Douai, pour laquelle j'entretiens aussi une passion sans borne.
Que risquaient les agresseurs ?
Tenez-vous bien les filles..
La peine encourue dépendait de la victime. Si le viol avait été perpétré sur une religieuse (cas le plus grave), une épouse ou une vierge, on pouvait être pendu. Mais si la victime avait dépassé l'âge du mariage et si elle était d'une humble condition, (servante, lingère), les coupables pouvaient s'arranger avec la justice en versant à la famille de la victime une indemnité négociée.
Il y a des jours où je ne suis pas très fier d'avoir une bite et où j'aimerais mieux ne pas en avoir.
Commentaires
"Il y a des jours où je ne suis pas très fier d'avoir une bite et où j'aimerais mieux ne pas en avoir."
Certes... il serait cependant bon de prendre garde à ce que ça ne devienne pas prétexte à ne pas nous la montrer.
Cachez s'il vous plaît cette dernière phrase que je ne saurais voir... !
Douai, pourquoi ?
le titre de votre billet, qu'est-ce que ça veut dire ?
« Même si vous êtes une traînée, vous ne voulez pas qu'on vous viole.
Même une pute qui ferait vingt-cinq mille passes par jour ne voudrait
pas se laisser violer. C'est la pire des choses qui puisse arriver à une
femme et ça m'est arrivé quand j'avais dix ans ». ("Lady Sings the Blues") Billie HOLIDAY,
I answer like Russel à Wittgenstein
>> Mademoiz'ailes : Alors donnez-moi un prétexte pour la montrer ! Ah... On fait moins la fière là hein ?
>> Mademoiz(h)ell k : Mais... Alors... Que sauriez vous voir ?
>> Vallisnéria : pOur la citation, je crois qu'il n'y a rien à ajouter. Pour le titre du billet, en français, ça donne : "Quelqu'un peut-il être puni pour le péché d'un autre ?".
Bonjour, au premier abord, j'arrive sur un post dont le titre est en latin...ouf pas fait pour me séduire, et puis au final, je lis votre article avec intérêt...et je me permets donc de continuer mes lecture...Bonne journée à vous...
PS : N'allez pas vous la couper, ce serait dommage, et puis vous n'êtes pas responsable des porcs du 15ème siècle ni ceux d'aujourd'hui d'ailleurs...Au contraire, il est heureux de voir que certains hommes sont sensibles à la condition féminine...
T'es trop chou avec ton petit sac !
Idem que Mademoiz'ailes... Après les photos flous, mal cadrées, nous avons droit aux photos en culotte, j'y crois pas ! Mais où va le monde !
Bises de papillon
ps : mais qu'avaient-ils donc ces hommes pour violer toutes ces femmes ???
C' est ça.
Comme s' il vous fallait un prétexte.
Autres temps,autres moeurs... Difficile de plaquer un raionnement d'aujourd'hui sur une époque où la violence était omniprésente et les esprits très frustres.
On n'est pas coupable des fautes de ses pères.
D'ailleurs l'homme ne cesse de s'améliorer et de révéler sa part de féminité... Si si !!
Alors gardez tout, svp... sauf peut-être, comment dire ... une tite épilation brésilienne ??? Pour le fun (et expier un peu...)
B
On rigole on rigole, mais c'est effrayant d'imaginer a posteriori les drames qui ont été vécus par des milliers de femmes et peut-être même serait-il séant de se demander sérieusement si aucun de nous ne descend par un lointain ancêtre de ce genre de méfait, car nombreux sont les secrets de famille restés secrets. Et le pire, c'est que je ne suis pas sûre que sous certaines latitudes, particulièrement chaudes et orientales pour ne pas nommer et risquer une fatwa, la femme violée est assurément la coupable et donc punissable. La justice, puisque cela s'appelle comme ça, ne recouvre pas le même concept dans tous les pays et c'est dommage pour la femme, car hélas, trois fois hélas, ne sommes-nous pas trop souvent pointées du doigts comme responsables ?
I answer like William Blake à Christian Fletcher
>> Noir intense : Mmmm un pseudo tout en chocolat... Soyez la bienvenue ici. Pour le latin, soyez tranquille, je ne le pratique vraiment que sur l'oreiller...
>> VéroPapillon : Je vous soupçonne de vouloir organiser une révolte au sein de mes centaines de millions de lectrices. Au piquet !
>> Mademoiz'ailes : Vous... Ne changez rien.
>> Petite Française : Un plaisir de vous revoir ici. Pour la peine, et puisqu'il s'agit d'expier, pourquoi ne pas essayer une petite coupe franche. Mais j'ai la main qui tremble un peu...
>> Gicerilla : Sur les secrets de famille, les origines peu glorieuses, je vous suis tout à fait. Pour le reste, je serais plus réservé.. mais je suis certain que vous me rejoindrez. Ces latitudes chaudes et orientales que vous évoquez ne sont souvent pas ce qu'on croit, aveuglés que nous sommes par quelques cas particuliers sans cesse et sans cesse montrés du doigt, au point de considérablement déformer et déprécier l'image que nous avons de ces sociétés.
dis pas ça, tu regretterais de pas la montrer...
ou alors tu montrerais autre chose remarque...
je vous remercie pour le cours de latin
j'aime la réponse que vous avez faite à Gicerilla
Bonne journée :-)
Fier d'avoir une bite
Tant qu'on s'en sert à bon escient je pense qu'on peut l'être...vu tout le plaisir que ce bel objet vivant peut donner aux femmes...
Quant aux actes dont vous parlez, je ne pense pas que les choses aient bcp évolué...Combien de victimes enterrent le drame au fond de leur mémoire, sans jamais oser le révéler, alors que la véritable honte en incombe à son seul auteur ?...Il faudra(it) peut-être encore un millénaire pour que ça évolue, et encore j'en doute, c'est la vie.
I answer like Chapeau melon à Botte de cuir
>> Toujoursraison : Môssieur, vous mettez en doute ma pudeur toute catholique ???
>> Vallis : Je ne doute pas qu'un jour vous aurez envie de faire du latin votre langue d'étreinte charnelle et qu'à cette fin, vous séduirez un jeune séminariste. Je vais m'inventer une vocation à la prêtrise dans cet espoir !
>> Volcane : Un bel objet vivant... Je suis ravi que vous puissiez voir ainsi le sexe masculin. Mais n'y en a t-il pas qui sont plutôt des objets assez vilains et plutôt morts ???
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