24 juillet 2009
Si tu m'entends, suspends ton vol
Ah les filles... Vous êtes jeunes et fraîches, insouciantes et primesautières... Mais votre humble serviteur vieillit, blanchit, dépérit. Il plie sous le poids de sa misérable existence et sera bientôt rassasié de jours.
Dans ces moments de noir désarroi, rien de tel que quelques lignes des Mille et une Nuits, notamment celles où Shehrazade tance vertement une femme qui affirme sa préférence pour les hommes jeunes, glabres et ardents comme des chevaux fous.
"Que tu es sotte ! Que tu manques de finesse et de bon sens ! (...) Que me dis-tu donc de choisir pour amoureux un adolescent imberbe ? Crois-tu que je consentirais à m'étendre sous quelqu'un qui à peine monté songe à descendre, à peine tendu songe à se détendre, à peine noué songe à dénouer, à peine collé songe à se dissoudre (...). Détrompe-toi ma pauvre sœur, jamais je ne quitterai l'homme qui lorsqu'il entre reste en place, lorsqu'il se vide se remplit, lorsqu'il finit recommence [oui bon ça, c'est peut-être un peu exagéré... NDLR], lorsqu'il remue est excellent, lorsqu'il s'agite est supérieur et lorsqu'il fonce perfore [ça par contre, ok].
Comme j'aimerais moi aussi, vous tancer vertement...
18 juillet 2009
Un poil dans la main
Pour conclure sur le sujet du billet précédent, je cite mot pour mot un antique traité de physiognomonie arabe* : "L'homme supérieur, raisonnable, intelligent, philosophe, éveillé, averti, savant, fin connaisseur des hommes a des poils ; entre le noir et le roux, ni durs ni clairsemés, ni abondants, ni rares, ni excessivement longs, ni trop gros, ni trop fins".
C'est tout moi.
Par contre, je n'arrive absolument pas à retrouver les passages sur l'épilation régulière et méticuleuse des aisselles et du pubis...
* : Shams al dîn al ançâri, Kitab al Syâssa fi'ilm al firâsa, Le Caire, 1882.
12 juillet 2009
Faut pas me prendre pour un ours (mal léché)
"Il y a des hommes velus de la tête aux pieds comme des singes ; on prétend que ce sont les plus dignes de propager leur espèce, les plus vigoureux, les plus prêts à tout. [...] Il en est qu'on prendrait de loin pour des ours s'ils avaient une petite queue."
Dictionnaire philosophique de Voltaire, article "Barbe", 1764.
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