30 août 2009
Bad man
Vous me désespérez les filles.
J'ai reçu pendant les vacances des dizaines de milliers de mails me reprochant de ne jamais évoquer les mœurs de l'Arabie préislamique. La jeune hongroise de dix-neuf ans (affectueusement surnommée Syphillia) que j'ai embauchée pour s'occuper du courrier des lectrices ne sait plus où donner de la tête.
Qu'à cela ne tienne. Les trois prochains billets seront consacrés à trois formes institutionnalisées de rapports intersexuels dans cette arabie des premières siècles de notre ère.
Si vous le voulez bien, commençons par l'istibdhâ'. Selon cet usage, le mari pouvait demander à se femme d'aller vivre quelques temps avec un autre homme... mais à la condition qu'il s'agisse d'un bel homme, fort, intelligent, en pleine santé. Faut pas déconner.
Durant cette période heureuse pour la femme, le mari s'abstenait scrupuleusement de tout rapport sexuel avec elle. Quelle époque bénie n'est-ce pas ?
Mais ce bonheur prenait fin lorsque la femme tombait enceinte. Le mari récupérait alors son épouse et était en quelque sorte "assuré" (du moins le croyait-il) d'avoir un enfant "sélectionné".
Il y avait ainsi dans les tribus préislamiques des hommes que l'on sollicitait pour leurs qualités génétique,s afin d'améliorer la qualité de l'ensemble du groupe.
Mais l'histoire ne dit pas si ces "hommes géniteurs" devaient accepter sans broncher de recevoir dans leur couche toutes les femmes qu'on leur destinait...



24 août 2009
Au diable le danger
Pour avoir osé éditer Sade, Jean-Jacques Pauvert fut conduit devant la justice.
A son procès, Jean Cocteau, Georges Bataille, André Breton et Jean Paulhan témoignent et plaident pour l'éditeur. Le juge demanda à Jean Paulhan : "Vous ne trouvez pas ce livre dangereux ?"
Paulhan répondit : "Si. Je connais une jeune fille qu'il a conduite au couvent."
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