LostXway

Histoire d'une queue ordinaire sans divertissement. Un blog solide comme l'ennui.

27 septembre 2009

Fulguro-Strip

Les filles, n'avez-vous jamais remarqué qu'il n'y a pas de strip-tease dans l'œuvre de Sade ? Le corps est immédiatement dévoilé... sauf en quelques rares moments, pour quelques jeunes garçons dont on laisse tomber négligemment la culotte au bas des cuisses. Brrrr....

Pourquoi cette abscence de strip-tease ?
Pourquoi cette pratique si délicieuse dont vous usez, abusez, surabusez, malmenant ainsi mes pauvres nerfs malades, est purement et simplement inexistante dans les livres de Sade ?

Probablement parce que l'effeuillage progressif est un récit, composé avec tous les codes de l'énigme. Il y a un secret promis mais caché, suspendu (avec plus ou moins de bonheur) puis enfin révélé. Ce secret, c'est le sexe de celui ou celle qui se déshabille, afin qu'il puisse être - toujours en dernier, révélé, regardé, admiré.

Mais chez Sade, il n'y a aucun secret du corps. Cela ne l'intéresse pas. Le sexe d'une femme n'est pas là pour être suggéré, dévoilé et admiré. L'aventure commence après. Le sexe est juste là pour être violenté. Le point de départ ne peut être que le corps nu.

Bien entendu, mon blog et moi, nous nous insurgeons contre ce manque absolu de romantisme et nous invitons nos centaines de millions de lectrices à nous envoyer des photos de leur dernier strip-tease. Si nous agissons ainsi les filles, nous vaincrons.

Au passage, j'ai inventé le strip-tease où l'on ne dévoile que le sexe. C'est plus fulgurant.

2009_146













2009_1472009_152



2009_150

Posté par Goliadkine à 23:50 - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 septembre 2009

Je sabre...

On lit dans le Talmud de Babylone, à propos du vin des Gentils : "Leur vin était interdit, à cause de leurs filles" (Avoda Zara 36b). Boire le vin des non-juifs pouvait favoriser les relations sexuelles avec leurs filles.

Certes, le risque est grand.

P1020757



Posté par Goliadkine à 21:28 - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 septembre 2009

Rendez-vous à Yoshiwara

Les filles,

Après vous avoir fait de vous des sorcières de Satan en vous révélant ce qu'étaient l'istibdhâ' et le nikâh' rat, je vais anéantir définitivement toutes vos chances de rédemption et de vie éternelle en vous dévoilant succinctement le principe de la bighâ.

Cela concerne les prostituées qui exerçaient leur spécialité dans le cadre assez restreint des clans et des tribus (que ce soit en ville où en milieu bédouin), dans des milieux où l'anonymat n'existait guère.

Il arrivait bien sûr qu'une prostituées tombe enceinte. Dès que son enfant naissait, on rassemblait tous les hommes qui avaient (eu) l'habitude de la fréquenter. On faisait également venir des physionomistes, réputés pour leur habileté à déceler les ressemblances entre les enfants et les parents. Ces hommes scrutaient l'enfant, les hommes présents dans l'assemblée... Ils regardaient chaque trait de chaque visage, délibéraient et rendaient leur verdict. Ils désignaient un homme qui était décrété père.

Cette désignation ne souffrait pas de réplique et l'homme en question devait prendre l'enfant avec lui.

152

Posté par Goliadkine à 22:12 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 septembre 2009

Un labyrinthe en ligne droite

Vous le savez les filles, je vous ai solennellement promis d'écrire quelques billets sur les us et coutumes sexuels les plus remarquables des sociétés arabes anté-islamiques.

Je ferais n'importe quoi pour vous plaire.

Après vous avoir rendu lascives et fiévreuses en évoquant l'istibdhâ', je vais vous donner le coup de grâce en vous parlant du mariage collectif, le nikâh' raht. Ah... la belle affaire que voilà.

Un groupe d'homme, qui toutefois devait se limiter à dix, épousait collectivement une seule et même femme. Vous vous imaginez avec dix maris ? Bien sûr, pour que ce soit concevable, dites-vous bien qu'ils ne seraient pas tous comme celui que vous avez déjà...

Ils vivaient ainsi ensemble, probablement au prix de quelques petits heurts entre les co-maris. Mais pour la femme, manifestement, la routine n'était plus qu'un lointain souvenir... et le repos du corps également.

Lorsque la femme tombait enceinte et finalement accouchait, elle convoquait tous ses maris. Nul ne pouvait échapper à cette convocation. Elle nommait alors qui elle voulait et le désignait ainsi père de l'enfant qui venait de naître. Cette désignation était sans appel.

Devenir le père de l'enfant d'un ex de sa femme... Dur, dur...

P1020930

Posté par Goliadkine à 13:27 - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

== Publicité ==


« Accueil  1